Service client Français

-10% MAINTENANT AVEC LE CODE JUNE10

4,8/5 Avis clients

4.8/5

Château rouge & château d’eau : L’Afrique au coeur de Paris

Château-d’Eau, Château-Rouge : à Paris, ces deux quartiers populaires de la rive droite de la Seine, distants d’à peine deux kilomètres, parlent d’Afrique. Au coeur du 10e et du 18e arrondissements, ils sont en effet devenus depuis vingt ans le royaume de la beauté afro et des saveurs continentales.

L’ambiance qui y règne est à la fois conviviale et infernale. On s’y donne les nouvelles du continent. On s’approvisionne en produits exotiques frais. Brouhahas, cohues et embouteillages n’étonnent plus les riverains. Les descentes de police sont quotidiennes. Et les courses-poursuites entre forces de l’ordre, les commerçants de château rouge, les rabatteurs de château d’Eau et les « habitués » des prostituées de la rue du Faubourg Saint Dénis ressemblent presque à des défis: Engueulades, saisies de marchandises et contrôles d’identité… Promenades dans ces hauts-lieux de rendez-vous des africains de Paris et de sa région.

Château rouge et château d’eau, ces deux quartiers de Paris (18éme arrondissement pour le premier et 10 ème pour le second), sont toujours bondés de monde, en semaine comme en week-end. Le cosmopolite et la diversité sont présents en ces lieux. Les populations africaines sont majoritaires tellement qu’on se croirait dans une rue de Douala, Kinshasa ou Abidjan. On s’y presse et on s’y bouscule.

Château rouge Le quartier, ses visages et son ambiance…

Château rouge est situé au pied de la butte de Montmartre, à deux pas du Sacré-Cœur, est voisin de Barbès et son célèbre magasin TATI, entre la porte de Clignancourt et la porte de la chapelle, On y trouve des rues très commerçantes comme (poissonniers, panama, doudeauville…).
Il tire sa célébrité de son marché de produits exotiques frais, de ses restaurants aux spécialités essentiellement africaines, de ses agences de voyage, de fret et de transferts d’argent, de ses disquaires.

Au-delà du business qu’ils exercent, ils sont tous très attachés à ce quartier. Ils ont en commun de l’aimer. Ils ne peuvent passer un seul jour sans y faire un tour. C’est plus fort qu’eux. Château rouge les fascine, les détend, les hante et les habite. C’est d’ailleurs là que tout se joue : commerce, remise de courrier, rencontre, nouvelles du pays, faire-part, cotisations de deuils…une sorte d’île au trésor des subsahariens.

ils sont nombreux, femmes et hommes à se bousculer dans les rues bondées de ce quartier très animé du 18 ème arrondissement de Paris. Beaucoup d’africains s’y sont établis de longue date. Ils tiennent : établissements de fret, agences de voyages, changes, boutiques de prêt-à-porter, discothèques, magasin de produits exotiques, salons de coiffure, taxiphones….
A château rouge, les baux se cèdent de bouches à oreilles, les appartements aussi.

Chateau d’eau : le temple de la coiffure afro à Paris

Château d’eau, quant à lui, se trouve entre la gare de l’Est et la place de la République. Il est le coin branché de la coiffure afro, des produits cosmétiques et de la cuisine africaine (on y trouve toutes les saveurs du continent). Il dispose de rues à fréquentation piétonne très inquiétante comme: La rue château d’eau, la rue des petites écuries, la rue chabrol et faubourg saint dénis, le boulevard Strasbourg, le boulevard Saint Dénis, la rue de hauteville..).
Dès la sortie du métro, les rabatteurs font le comité d’accueil. Par petits groupes, Ils orientent vers des salons de coiffures, à défaut ils se contentent de glisser une carte de visite ou un flyers dans les mains des passants. Payés au prorata du nombre de clients ramenés, ils sont toujours là, bravent les intempéries. L’activité semble être rentable.
On compte parmi eux le plus souvent des personnes en situation irrégulière. S’ils sont enthousiastes, il leur est parfois reproché leur brutalité leur impolitesse : celles qui consistent, sans d’entrée de jeu dire « bonjour » , à prendre le client par la main comme s’ils étaient amis de longue date.

Ce qui fait également sa caractéristique sont en l’occurrence les passages privés du Prado et du Brady. Le premier, ouvert de 7 heures à 20 heures, est envahi de salons de coiffures et de maisons de retouches d’habits et de taxiphones (cabines offrant des appels vers l’international à bas prix); pendant que le second, plus étroit, impressionne par le nombre infini des restaurants indo-pakistanais (Spécialités tandoori) avec places à l’étage et tables en plein air. La partie indienne de Paris… 
A l’intersection des boulevards Strasbourg et Saint Denis, le plus vieux métier du monde a pris une percée vertigineuse. Asiatiques, slaves, africaines et magrébines ont envahi la place. De jour comme de nuit, elles sont là. En tenue provocante, un sac accroché à l’épaule, à faire le trottoir, à jeter des petits regards et des petits sourires aux passants. Certaines, plus rusées et raffinées, préfèrent « chasser » leurs clients dans les cafés, apparemment plus discrets. Leur sésame pour ne pas se faire éconduire dans les brasseries et cafés : la consommation. Juste un petit café pour guetter tranquillement les clients.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Panier